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Dossier GailletLe Gaillet : données botaniques.Le Gaillet : nuisibilité comparée. Le Gaillet : perte de rendement. Le Gaillet : ennemi n°1 du céréalier. Le Gaillet : données botaniques. Le gaillet est une dicotylédone annuelle grimpante pouvant mesurer jusqu'à 1,5 mètre. Dans la famille des Rubiacées, le genre gaillet comporte à lui seul 300 espèces. On trouve le gaillet sur tout le territoire national. Ses noms régionaux sont donc très divers : gaillet accrochant, gratteron, herbe collante, prend-main, petit glouteron, saigne-langue, anis sucré, traînasse.
Les feuilles sont pointues, elliptiques et étroites, verticillées par 6 ou 9, c'est-à-dire disposées au même niveau de la tige. Elles sont bordées de poils. Les tiges sont caractéristiques : de section carrée, cassantes et poilues, renflées aux noeuds, elles accrochent aux vêtements et donnent au toucher une impression collante. Les fleurs blanches ou jaunes sont petites, en grappe, disposées à l'aisselle des feuilles supérieures. Les fruits sont sphériques, de couleur verte à pourpre, couverts de soies denses, recourbées en crochet. Un pied de gaillet fournit 300 à 400 graines particulièrement résistantes à des conditions extérieures défavorables. La floraison s'effectue de mai à septembre et le cycle est annuel. Le gaillet a une prédilection pour les sols calcaires mais peut se contenter d'autres types de sol. Ceci explique qu'on en trouve à peu près partout en France.
Confusions possibles : Au stade adulte, le gaillet présente une grande similitude avec la garance voyageuse, mêmes feuilles verticillées sur tige collante de section carrée mais la garance se trouve surtout dans le sud de la France et ses baies sont noires. Autres confusions possibles avec la shérardie qui est munie de cotylédons ronds et sessiles et la véronique à feuille de lierre au stade cotylédonaire. Le Gaillet : nuisibilité comparée. Il est possible d'établir une nuisibilité comparée des dicots. Sur une base de nuisibilité de 100 % pour le gaillet, la comparaison avec les autres dicots peut s'établir ainsi :
Le Gaillet : perte de rendement. Le gaillet empêche le développement normal des jeunes céréales et entraîne d'importantes pertes de rendement. Pour un rendement moyen de 80 quintaux à l'hectare, un seul gaillet au m2 cause une perte de 4 quintaux à l'hectare soit une perte de rendement de 5 %. Le gaillet favorise également la verse ; sa présence pose de gros problèmes mécaniques lors de la moisson. Sa destruction partielle n'est pas suffisante car sa vitalité lui permet de faire rapidement des repousses. Pour détruire efficacement le gaillet, il faut donc le détruire totalement. On aura recours pour cela à un herbicide à systémie active. Tableau des pertes de rendement à l'hectare pour une faible infestation (1 gaillet au m2) :
Le Gaillet : ennemi n°1 du céréalier. Sans aucun doute, le gaillet est bien considéré comme l'ennemi n°1 du céréalier. L'étude menée par Dow AgroSciences et BVA montre clairement que le gaillet est la première dicotylédone annuelle traitée dans le désherbage céréales et la dicotylédone annuelle citée comme la plus nuisible. Cette nuisibilité se mesure par d'importantes pertes de rendement occasionnées dès le premier gaillet au m2. Cette perte de rendement est évaluée à 4 quintaux à l'hectare pour un rendement moyen de 80 quintaux à l'hectare, soit une perte de 5 %. La lutte contre Galium aparine s'impose donc et ceci même en présence de faibles infestations. Cette étude, dont le résultat se traduit par le graphique ci-contre, montre que sur 100 céréaliers, 95 % traitent systématiquement le gaillet et 76 % le considèrent comme l'adventice la plus nuisible. Incidemment, cette étude montre également que les adventices les plus traitées ne sont pas forcément considérées comme les plus nuisibles. |
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