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Nature des dégâts et progression de l’infestation
En forêt, les termites sont dans leur milieu naturel. Leur présence y est même bénéfique. Mais petit à petit, ils ne se cantonnent plus à leur habitat forestier ni à leurs « régions historiques », pour envahir de nouveaux territoires, y compris des zones urbaines…
Depuis des siècles, les forêts françaises des zones tempérées (Charente, Sud-Ouest, Roussillon, Côte d’Azur) sont le milieu naturel des termites, où ils ne constituent pas un danger, mais contribuent au contraire à l’équilibre écologique en se nourrissant de bois mort et en éliminant les vieilles souches, branches cassées et autres débris végétaux. Ils sont d’autant moins inoffensifs qu’ils ne s’attaquent pas aux arbres sains qui sécrètent des toxines protectrices ! Les termites ont hélas quitté leur habitat forestier pour dévorer les composants en bois des constructions. Les dégâts causés aux bâtiments en zones rurales, mais aussi aux arbres et immeubles citadins, sont aujourd’hui considérables.
Des dégâts de grande ampleur à l’intérieur ne sont pas toujours révélés par des symptômes extérieurs. Le bois est consommé en lamelle dans le sens des fibres, mais aucun rejet de sciure ne signale la présence d’une colonie. En effet, les termites qui transpercent la pellicule externe (bois superficiel, papier peint, plinthes, livres…) s’empressent de reboucher l’orifice avec un mélange de salive et de déjection, ne laissant derrière eux qu’une petite trace brune pas plus grosse qu’une tête d’épingle. Un patrimoine tout entier peut ainsi être rapidement anéanti… en toute discrétion.
Depuis une quinzaine d’années, l’invasion en France est de plus en plus préoccupante, pour ne pas dire alarmante. Les termites progressent régulièrement vers le Nord et l’Est, et le nombre de zones infestées augmente : aujourd’hui, plus de 54 départements français sont concernés par ce fléau. Pourquoi une telle prolifération ? D’abord à cause d’une utilisation de plus en plus répandue de bois à fibre peu résistante, comme le pin. Ensuite, à cause de la demande croissante en bois de chauffage pour les maisons particulières, mais aussi de la multiplication des transports de matériaux de construction et de gravats d’une région à l’autre. Paris n’est pas épargnée. Dans la plupart des arrondissements de la capitale, des bâtiments et de nombreux arbres sont menacés, ou déjà atteints… |
Voir aussi
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